ET SI L'IMPROBABLE DEVENAIT OBJET ?
C'est dans le département du Maine et Loire que Matthieu s'est installé
à son compte, dans la création de mobilier et d'objets déco. Ses
matériaux de prédilection sont l'acier et le bois.
Passionné et autodidacte, Matthieu manie savoir-faire et
créativité pour transformer en un mobilier improbable des objets de récup
d'origine industrielle.
Cliquez ici pour en savoir plus, pour une mise en relation, ou pour commander l'un de ses objets.

MATTHIEU NOUS RACONTE...
Une petite présentation de toi ?
Bricoleur depuis tout jeune, je crois avoir toujours eu le goût
d'imaginer et de créer de mes mains. Une histoire qui a donc commencé dans
un coin de garage, avec trois fois rien mais déjà un brin de
perfectionnisme dans l'air.
C'est
après avoir écourté un cursus en école d'architecture que j'ai eu
l'occasion d'investir dans un atelier digne de ce nom, pour lancer mon
activité de création de mobilier.
J'ai, à ce jour, travaillé essentiellement sur des projets de
meubles et d'escaliers sur commande, mais je souhaite développer plus de
créations récup, et mettre à profit le stock de pièces que je me suis
constitué.

Peux-tu nous expliquer le concept et les secrets de fabrication de tes objets ?
L'intention est de tirer le meilleur parti de ce qu'une pièce propose.
Quand elle atterrit sur l'établi, encore dans son jus, c'est déjà avec
un gabarit, une forme et une matière, un potentiel d'assemblage ou de
transformation qui lui sont propres. Autant de contraintes techniques
et esthétiques qui établissent d'emblée une partie des règles du jeu.
Ensuite,
pas de secret de fabrication, sinon prendre le temps de regarder,
tourner autour, ensuite l'imagination et la disqueuse font le reste !
J'ai, par exemple, transformé une vieille trémie à grain en carénage, pour réaliser l'aménagement d'un four à pain ambulant.

Et sur la base d'une ancienne cuve en acier riveté (probablement début XXe) j'ai réalisé 2 fauteuils.

Comment as-tu eu l'idée de créer tes meubles ? Et pourquoi la récup' ?
D'abord par nécessité, quand il m'a fallu chiner des pièces dont
j'avais besoin, mais que je n'avais pas les moyens techniques d'usiner.
Ensuite
parce que dans les quantités ahurissantes d'objets de toutes sortes mis
au rebut et voués à la destruction, on tombe parfois sur de très belles
pièces, avec un cachet, une touche... Des objets qui ont une histoire,
qui bien souvent ne se font plus, et qu'on aimerait voir finir ailleurs
qu'à l'incinérateur ou la fonderie.
Une source de matière première intarissable !

Où crées-tu et comment travailles-tu ?
J'ai mes quartiers à la Martine, une ancienne menuiserie réinvestie en atelier collectif.
En plus de mon atelier acier/bois, on y trouve aujourd'hui des ateliers
couture, peinture, sculpture et bricole en tout genre. La bâtisse, qui
date de la fin du XIXème, a gardé ses verrières industrielles, sa charpente
et ses parquets d'origine... un cadre d'exception !


Où puises-tu ton inspiration ?
En partie du côté de l'esthétique industrielle du milieu du XXème, quand
est apparue la « beauté utile » du mobilier et des machineries. Un
univers composé d'éléments voués à être combinés, assemblés, articulés
pour former un système, et qui se prêtent donc particulièrement au
détournement, d'autant plus qu'ils ont été conçus pour durer et passent
les âges sans sourciller. Le résultat pourra faire penser aux
mouvements rétro ou steampunk.
© Matthieu Pineau - La Martine - Photos : Pierre Boureau - Matthieu Pineau